> fiches explicatives > questions / réponses

Bonjour, si vous êtes parvenu sur cette page de mon site internet, c’est probablement parce que vous venez d'acheter un pot de miel de ma production et que vous aimeriez en savoir plus sur ce produit. J’ai créé cette page pour apporter des réponses claires aux questions les plus courantes que vous vous posez. Soyez indulgent, elle n’a pas été rédigée par une agence de communication…

Qui êtes-vous ? Je m’appelle Michel Texier, je suis un apiculteur vendéen et j’exerce cette profession depuis 1980.

Combien avez-vous de ruches ? Cela varie suivant les années : environ 500 ruches de production.

D’où vient ce miel ? Le miel contenu dans ce pot, c’est moi-même qui l’ai récolté dans mes ruchers, c'est donc le fruit de mon propre labeur… conjugué à celui de mes abeilles bien sûr ! Il ne s'agit donc pas d'un miel acheté par un apiculteur qui le revend en laissant croire qu'il en est le producteur… pratique, hélas, très courante aujourd'hui !

Ce n'est pas toujours facile de comprendre l'origine des miels… On touche là un point important, car la provenance des miels est un sujet très sensible. Soyons clairs : dans le cas du pot de miel que vous venez d'acheter, il y a moi, l'apiculteur, qui ai récolté mon miel dans mes ruchers, puis qui l'ai mis moi-même en pot et qui l’ai livré directement au magasin où vous venez d'en faire l'achat… Un apiculteur, un revendeur de produits locaux, un consommateur, c'est donc un circuit court. Contrairement aux idées reçues, on peut donc trouver dans un hypermarché des produits locaux… la preuve. Le plus souvent, la réalité de la chaîne des acteurs du marché du miel, c'est ceci : des apiculteurs (parfois français… parfois pas), un grossiste (parfois importateur), un conditionneur (parfois aussi apiculteur… parfois pas), un revendeur, un consommateur… par conséquent, il est quasiment impossible d'identifier le ou les apiculteurs à l'origine du produit, sans compter que le conditionneur essaie par tous les moyens marketing possibles de faire croire qu'il est l'apiculteur qui a récolté le miel !

C’est donc du miel de Vendée ? J’ai des ruchers en Vendée et d’autres en Deux-Sèvres. Les deux provenances sont extraites séparément et identifiées par des numéros de lots qui permettent de différencier ces deux origines géographiques. Ce miel provient du bocage, de la plaine ou du marais poitevin et toujours de Vendée. En achetant ce pot de miel, vous participez au maintien des pollinisateurs sur le territoire de la Vendée, les fleurs de notre département ne sont pas pollinisées par les abeilles d’autres pays…

Vous êtes capable d’assurer la traçabilité de votre produit ? Oui, tout à fait. À partir de la DLUO portée sur un pot, je peux retrouver les ruchers dans lesquels le miel a été récolté ainsi que les dates d’extraction en retraçant les enregistrements écrits dans mes carnets de miellerie et d’élevage. Il est donc possible de retrouver les aires de butinage des abeilles qui ont produit le miel contenu dans le pot. Je doute fortement que les miels importés permettent de remonter à la source du produit avec ce niveau de précision…

Vous pratiquez la transhumance ? Oui, et c’est bien ainsi, entre autres, que je parviens à obtenir une palette florale diversifiée qui se retrouve dans mon miel.

C’est donc un miel local ? Je préfère m’en tenir à une production locale en ne réalisant que des transhumances à peu de distance, quelques dizaines de kilomètres.

Et quelle sorte de miel est-ce donc ? Récolté au fil de la saison, c’est un miel toutes fleurs. Il est constitué des différentes floraisons qui se sont suivies au cours de l’année : les floraisons de printemps et d’été. Sa composition est variable en fonction des aléas des miellées, il en va de même pour sa couleur, sa texture, son goût.

Quelles sont ces floraisons ? Cela varie beaucoup d’une année à l’autre en fonction des conditions climatiques. Le plus souvent, il va contenir du miel de ronce, de colza, de châtaignier, de trèfle, de luzerne, de tournesol…

Vous ne vendez pas de miel monofloral ? Non, en vente en pot, je préfère m’en tenir à ce miel toutes fleurs qui plaît beaucoup et reste d’un coût très abordable.

Quel est le meilleur des miels ? Il esimpossible de répondre à cette question ! Les « goûts et les couleurs » sont divers chez les consommateurs, et telle personne préférera un miel au goût prononcé tandis que telle autre sera plus encline à consommer un miel au goût plus léger. De même, pour certains, ce sera un miel liquide qui aura leur préférence, et pour d'autres, un miel souple comme celui que je propose… à chacun de voir !

Ce n’est pas un miel liquide ? Ces variétés florales cristallisent naturellement et, lors de la mise en pot, je cherche toujours à obtenir cette structure si agréable que l’on appelle miel crémeux, ou plus exactement miel souple. Le résultat n'est pas toujours parfait, et ce miel sera plus ou moins ferme suivant sa composition et la température à laquelle il est stocké.

Vous chauffez le miel ? Au moment de l’extraction, le miel est extrait à température ambiante et placé dans des fûts alimentaires où il cristallise naturellement. Il est ensuite liquéfié pour permettre sa mise en pot, et grâce à la cristallisation dirigée, il reprend cette texture souple, à grains fins. Un conseil : pour qu’il garde toutes ses propriétés, conservez-le à l’abri de la chaleur (maxi 25°, idéalement 16°).

C’est donc vous qui le mettez en pot ? En effet, c’est moi-même dans ma miellerie vendéenne. Il faut bien comprendre qu'il ne s'agit pas d'un produit standardisé issu de l'industrie agroalimentaire, c'est un produit artisanal. Voyez l'étiquette par exemple : si elle est un peu de biais, c'est parce qu'elle n'a pas été collée par un robot mais par un humain… La présence éventuelle de marbrures ou d'une pellicule d'écume est sans incidence sur la qualité du produit. Pour que ce miel conserve toutes ses qualités, il n'a pas subi d'ultrafiltration. La présence de débris de cire n'est pas impossible, mais reste sans conséquences. Le poids net, quant à lui, est garanti par un contrôle sur ma balance électronique certifiée. Il n'y a pas grand mérite à mettre le miel en pot, c'est une opération plutôt simple qui ne requiert pas beaucoup de main d'œuvre. En fait, l'essentiel du mérite revient au producteur, celui qui élève les abeilles… activité si difficile de nos jours.

Vous ne conditionnez pas en pots en verre ? Pour le moment non, mais j’y réfléchis sérieusement, car les emballages plastique ne sont pas totalement satisfaisants. Attention, les « pots en verre » ne sont pas si écologiques qu’on pourrait le croire. Il s’agit en réalité d’un ensemble constitué de verre, d’acier laqué et d’un joint souple pour un poids de 300 g (au format 1 kg de miel). Seuls le verre et l’acier pourront être recyclés, au prix d’une grosse consommation d’énergie. Avec ses 40 g, le pot en plastique reconnu par les trieurs optiques et récupéré par les séparateurs balistiques de VENDÉE TRI peut être entièrement recyclé au prix d’une consommation énergétique bien moindre (il n’y a aucune raison qu’il se retrouve dans un océan !). La différence de poids entre les deux types d’emballage génère aussi une différence de consommation d’énergie fossile durant le transport. S’ajoute à cela le fait que les pots en verre sont livrés sur des palettes et sont eux-mêmes emballés dans… du plastique ! Il est à noter également que beaucoup d’apiculteurs utilisent des éléments en plastique pour leurs ruches (fonds, corps, nourrisseurs, grilles à reines, cadres) pour mettre ensuite le miel extrait dans des pots en verre… (je n’utilise pas d’éléments en plastique pour héberger mes colonies, que du bois et de la cire d’abeille).

         La solution serait peut-être de recourir à des pots consignés, à condition qu’une filière de recyclage se mette en place, l’apiculteur ne pouvant pas, à lui seul, assurer le suivi de cette collecte. Pensez également à privilégier les grands contenants, un pot de 1 kg de miel nécessitera toujours moins d’emballage que huit pots de 125 g.

Je ne vois pas de logo bio ? Parce que ce n’est pas un miel qui a la certification par un organisme agréé. J’essaie de travailler en cohérence avec mon environnement, les abeilles peuvent butiner au-delà d’un rayon de 3 kilomètres… trouver en Vendée une aire de butinage de 2 800 hectares uniquement pourvue de fleurs naturelles ou en culture certifiée Bio pour chacun de mes ruchers, c’est impossible. Pas de confusion toutefois, mon miel est bien le résultat d’un processus biologique élaboré à partir du nectar des fleurs. Les partenaires de ce processus biologique, ce sont les fleurs, les abeilles et votre apiculteur…

Vous nourrissez vos ruches ? Les nourrissements sont réduits au strict minimum, mais avec des épisodes météo aussi capricieux que durant le mois de juin 2016, il faut parfois recourir à un apport raisonné, hors période de miellée.

Vous utilisez des produits chimiques ? La seule intervention, c’est le traitement du varroa, un parasite (espèce invasive) de l’abeille. Je le fais toujours à l’automne, en tenant compte des préconisations de la structure apicole régionale.

Avez-vous beaucoup de pertes de colonies ? Les pertes de colonies ont en effet augmenté depuis le début de ma carrière, mais je n’ai jamais eu de mortalités massives sur mon cheptel. Cela est probablement dû, entre autres, au choix de mes emplacements.

Vous avez des problèmes avec le frelon asiatique ? Beaucoup de nouvelles espèces invasives comme le varroa, le frelon asiatique, le cynips du châtaignier ou la pyrale du buis sont des fléaux pour les abeilles qui peinent à se maintenir dans un environnement bouleversé.

Et avec les pesticides ? La situation reste très préoccupante, le combat continue.

Quelle race d’abeilles utilisez-vous ? Pour ce qui concerne la partie production de miel, j’ai choisi de travailler avec la Mellifera Mellifera. Cette belle abeille noire est la race anciennement présente sur notre territoire (c’est un euphémisme, car cela fait un million d’années qu’elle est présente…).

Est-il possible de visiter votre exploitation ? Pour cela, il faudrait que je dispose de plus de temps ! En saison, je travaille pratiquement tous les jours sur ma modeste exploitation, parfois aidé par un stagiaire en formation pour devenir, lui aussi, apiculteur. Mais j’aime bien partager autour de ma passion, et c’est la raison pour laquelle j’ai créé le site internet apistory.fr ; vous aurez tout le loisir d’y découvrir mon exploitation apicole.


> fiches explicatives > questions /réponses